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L'armée américaine se rapproche de l'Irak

par Jacques Isnard

www.aloufok.com  novembre  2002.
globalresearch.ca ,  2  novembre 2002

Ceux qui produisent et utlisent réellement les armes de destruction massive, qui menacent la Paix mondiale, pour assurer leur domination, le pillage des peuples, le super-terrorisme ... Il y a 10 ans, ils ont "libéré" le KOWEIT pour l' occuper eux - mêmes ...

Des B2 - les Etats-Unis en ont construit 21 au total pour un coût de 2,5 milliards de dollars l'exemplaire.

L'armée américaine se rapproche de l'Irak Les Etats-unis continuent d'accentuer leur menace militaire à l'encontre de l'Irak, menace qui se fonde sur l'accumulation de nouvelles armes déployées dans la région du Golfe ou proches de l'être. Ainsi, le général Tommy Franks, qui commande les opérations éventuelles en Irak en même temps qu'il dirige celles de l'Afghanistan depuis son quartier général de Tampa (Floride), a décidé de superviser lui-même le transfert à Al-Udeid, au Qatar, d'une partie de son poste de commandement, où quelque 600 hommes de son état-major seront, à partir de décembre, l'élément avancé de son PC.

Un corps expéditionnaire de marines américain, soit l'équivalent de 2 200 combattants, vient de franchir le canal de Suez à bord de bâtiments amphibies pour gagner le Koweït. Il renforcera le déploiement américain dans cet émirat, où l'on recense déjà 2 700 GI basés à Koweït-Ville, où se trouve le quartier général des forces américaines, et 6 000 autres, qui campent dans le désert à proximité de la frontière avec l'Irak.

Le corps expéditionnaire de marines sera renforcé, en novembre, par l'arrivée à Koweït de deux escadrons d'hélicoptères d'attaque Apache, soit un millier d'hommes, venus de leur base en Allemagne. A la fin de cette semaine, le porte-avions Constellation, avec ses navires d'escorte, quittera le port de San Diego, en Californie, pour rallier en décembre le nord du Golfe et remplacer le George-Washington, qui y croise depuis six mois mais pourrait rester sur zone un mois de plus. Deux autres porte-avions, le Harry-Truman,depuis Norfolk (Virginie), et le Kitty-Hawk, depuis le Japon, sont prévus pour rallier le Constellation en décembre. De sorte qu'à la fin de l'année la marine américaine devrait avoir déployé une force aéronavale imposante face à Bagdad. D'autre part, le Pentagone a acheminé en secret sur deux bases britanniques - Fairford, à 100 km à l'ouest de Londres, et Diego Garcia, en océan Indien - les moyens logistiques nécessaires à l'arrivée de cinq bombardiers lourds intercontinentaux B2, conçus pour déjouer une défense adverse grâce à leur furtivité.

Des B2 - les Etats-Unis en ont construit 21 au total pour un coût de 2,5 milliards de dollars l'exemplaire - ont déjà été utilisés au Kosovo, en 1999, et au-dessus de l'Afghanistan. Mais ils décollaient de leur base de Whiteman, dans le Missouri, et y revenaient après leur mission. C'est la première fois, si l'on exclut des exercices précédents d'entraînement, que les Etats-Unis s'apprêtent à déployer des B2 hors du territoire national. "Nous allons nous déployer sur des positions avancées pour pouvoir utiliser ces appareils aussi rapidement que possible et offrir à notre commandement la puissance de feu et la souplesse d'emploi dont il a besoin", a expliqué le colonel Doug Raaberg, qui commande l'escadrille des B2 basée à Whiteman.

Les B2 sont spécialement adaptés pour frapper les centres de commandement et de communication ou les défenses antiaériennes. Washington a fait appel à de nouveaux moyens pour attaquer les défenses irakiennes dans le nord et le sud du pays. Le 24 octobre, le général Richard Myers, chef d'état-major interarmées américain, a révélé que les Etats-Unis utilisaient des drones (petits avions de reconnaissance sans pilote) armés contre des objectifs irakiens. Ces bombardements sont menés par des Predator. Ils ont commencé il y a un mois et demi sans que les Irakiens aient identifié l'attaquant.

Conçu par le groupe General Atomics, le Predator existe en deux versions selon l'équipement embarqué et l'altitude choisie (entre 7 600 et 12 000 mètres) pour ses missions. Il peut accomplir des vols de vingt-quatre à quarante heures d'affilée et tirer des missiles air-sol Hellfire. Aujourd'hui, les drones accompagnent au-dessus de l'Irak des avions de combat pour leur désigner les cibles, ou - ce qui est nouveau -, pour observer la réaction de la défense irakienne, au passage des appareils américains chargés de la frappe, et lancer ensuite leurs propres missiles. Ce qui permet de répliquer à une menace évolutive sans perdre un pilote.


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